Toujours le même depuis des années. Elle l’aime. Rareté, histoire secrète, impossible, confidence, sexualité. Avec lui, pas d’enjeu. Elle s’abandonne. Elle joue. Le roi du bac à sable. Toujours.
Nous avions décrété que la présence d’amants ou de maîtresses n’était pas gênante tant que ça n’enlevait rien à notre couple. D’une certaine façon, c’est toujours vrai le concernant : il n’a rien volé à mon couple. Il avait déjà ce que j’ai à peine entrevu les premières semaines de notre relation : son désir inconditionnel et son lâcher-prise.
Bon sang, mais dès le deuxième soir j’aurais dû me douter de quelque chose. C’était sous mes yeux : elle m’annonçait la (c)(d)ouleur. Comment ai-je pu être aussi naïf et croire que cet homme n’était qu’alternative à sa solitude, et qu’il ne lui serait plus utile notre histoire évoluant ? Je trouvais ça tellement normal pour une fille seule d’avoir un amant. Naïf, naïf, naïf. C’est la seule façon pour elle de l’avoir. Cet homme reste une constante, malgré sa rareté.
J’ai l’impression de m’apprêter à vivre une moitié de relation quand je m’attendais à une relation quasi-idéale. Je n’arrive pas à lui en vouloir, à elle. Mais l’injustice de la situation me donne envie de briser toutes les matières qui m’entourent.
De les faire voler en éclat et disparaître dans les débris.